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Toutes les questions que vous vous êtes posées sur le Projet de réintroduction du Lamantin

4 octobre 2016
DANS LA MÊME RUBRIQUE


Vous nous les avez posé... nous y répondons !
Toutes les questions relatives au projet de réintroduction du lamantin, ainsi que des informations sur l’espèce sont disponibles ci-dessous.
Le pdf des questions-réponses est également téléchargeable.

N’hésitez pas à partager ces informations, Bonne lecture !




Le top 3 des questions récurrentes :



  • Quel est l’intérêt de réintroduire cette espèce en Guadeloupe ? Pourquoi réintroduire une espèce disparue par la faute des Hommes ?


Les populations de lamantins tendent à disparaître partout dans le monde. Le retour de cette espèce dans le Grand Cul-de-Sac Marin présente divers intérêts et enjeux :

¤ participer à la conservation régionale du lamantin au travers d’un protocole de réintroduction reproductible. Ce savoir faire pourra venir en aide aux territoires qui voudront renforcer ou reconstituer des populations sur une aire de répartition vaste où l’espèce est souvent menacée. A terme, il pourra contribuer à reconstituer progressivement une population dans les Petites Antilles, d’où il a totalement disparu et de reconnecter les populations de lamantins des Grandes Antilles à celles d’Amérique du Sud.

¤ reconquérir un élément fort du patrimoine naturel et culturel de la Guadeloupe, détruit par nos ancêtres il y a seulement un siècle. En effet le lamantin a inspiré de nombreux contes et contines de Guadeloupe en prenant l’aspect d’un un être magique, Manman d’lo. C’est une sorte de divinité aquatique le plus souvent sympathique, toujours prête à rendre service et à venir au secours d’autrui. Exceptionnellement, elle prend l’aspect d’une sorcière maléfique. En outre, le lamantin été très présent dans la culture caraïbe pré-colombienne et a inspiré les
artistes de l’époque. En témoigne une gravure nommée « la roche manati » située dans la commune de Capesterre et découverte en 1989, suite au passage du cyclone Hugo.

¤ faire du lamantin l’ambassadeur de cet espace extraordinaire et menacé qu’est la baie du GCSM et le faire participer à la prise de conscience des enjeux écologiques par les décideurs comme par les citoyens. Faire de ce projet une action positive et
mobilisatrice.

¤ rappeler l’importance des herbiers sous-marins dont les lamantins dépendront et dont les services écologiques (protection contre l’érosion, nurserie, frein à la houle, oxygénation…) sont mésestimés.

¤ redonner aux herbiers de la baie un équilibre lié à la présence de ce grand herbivore de nature à stimuler la productivité de ces écosystèmes.



  • Quelles peuvent être les conséquences écologiques de ce projet ?


Le Grand Cul-de-Sac Marin était un site de présence historique du lamantin et une importante population y avait élu domicile au côté des tortues marines elles aussi abondantes. Si l’on s’attache à sa nourriture première qui sont les
herbiers sous-marins à phanérogames, ils représentent encore aujourd’hui de grandes surfaces, soit 5 000 ha en forte densité capable de nourrir une belle population.
Durant la phase préparatoire, diverses études ont été réalisées notamment sur l’impact que pourront avoir les lamantins sur les herbiers du Grand Cul-de-Sac Marin après un siècle d’absence. De façon évidente, les lamantins auront un impact sur cet écosystème en les broutant de manière indifférenciée (c’est à dire qu’ils mangent les
feuilles sans les sélectionner jeunes ou âgées, avec ou sans épiphytes) mais il peut être positif pour le milieu. En effet, les fèces seront des engrais naturels et le broutage pourra permettre une meilleure régénération végétale ainsi qu’une diversification spécifique, telle une vache dans une prairie.
Étant une première mondiale, il est difficile de s’avancer quant aux effets exacts des lamantins sur les herbiers et leurs espèces associées (lambis, oursins...) mais cette question sera soigneusement étudiée. Ils seront réintroduits dans le milieu de manière très progressive, les impacts de sa présence sur la diversité et la dynamique des herbiers seront très progressifs.



  • Comment ce projet est-il financé ?


Ce projet est financé par le programme LIFE : L’Instrument Financier pour l’Environnement, ce pour 5 à 6 ans. C’ est un programme à travers lequel l’Union Européenne cofinance des projets de protection et de conservation de la nature.
De 1992 à 2013, le programme LIFE a co-financé 4000 projets dans toute l’Europe, contribuant à hauteur de 3,1 milliards d’euros à la protection de l’environnement. Depuis 2007, les DOM peuvent répondre à ces appels à projets.
En savoir plus : http://ec.europa.eu/environment/life/index.htm
Ce type de fonds européens sont déjà dirigés et donc réservés a des projets environnementaux initiés et pilotés au sein de l’UE. On comprend aisément que cet argent aurait été mis a disposition d’un autre pays si la candidature du
Parc national n’avait pas été retenue. Il s’agit donc une grande opportunité pour la Guadeloupe en terme de retombées économiques et de création d’emploi. En effet, 8 postes sur 9 ont été créés par le parc pour mener à bien ce projet et de nombreux entrepreneurs guadeloupéens ont bénéficié ou bénéficieront de cette source de
financement (construction des locaux et du bassin, nourriture pour les animaux, entretien du centre, impression et conception des divers outils de communication, ...).




• Questions relatives à l’espèce... et au projet



  • Quel sont la taille et le poids moyens d’un lamantin ?


Les lamantins sont des géants doux et pacifiques. Ils mesurent en moyenne trois mètres de longueur (du museau à la queue) à l’age adulte et pèsent environ 500 kg. Des chercheurs ont mesuré des lamantins de Floride adultes faisant presque quatre mètres et pesant plus de 1,587 kg (plus lourd qu’un 4x4 ou que trois chevaux moyens
réunis !). Notons que cette sous espèce est généralement plus imposante que celle des Antilles.
Rappel : les lamantins des Antilles et les lamantins de Floride sont deux sous-espèces de lamantins des Caraïbes.



  • Les sens (vue, ouïe, odorat , goût et toucher) sont- ils développés chez les lamantins ?


On peut dire que les lamantins ont une (très) mauvaise vue, une ouïe assez sélective (bonne dans les sons considérés comme plus aigus sous l’eau, et plus mauvaise pour les sons plus graves), un mauvais odorat et sens du goût plutôt développé (il semblerait qu’ils puissent reconnaître l’eau salée de l’eau douce, les différents goûts des végétaux qu’ils mangent, ou encore la présence de certaines molécules chimiques dans l’eau). D’une manière générale néanmoins, les scientifiques connaissent encore assez mal leurs capacités sensorielles. Le corps fuselé grisâtre du lamantin est entièrement couvert de poils sensoriels fins et incolores, les vibrisses (4 cm en moyenne), qui lui confèrent un sens du toucher assez développé. Ils sont plus denses, raides, solides et longs autour de la bouche et sur le bourrelet de la lèvre inférieure de l’animal.



  • Comment différencie-t-on un mâle d’une femelle ?


Ce n’est pas chose facile à première vue ! La manière la plus certaine est de regarder la position de l’ouverture génitale du lamantin : lorsqu’on regarde au niveau de son ventre, l’ouverture génitale chez le mâle est située juste
en dessous du nombril (au milieu du ventre), tandis que l’ouverture génitale de la femelle est juste au dessus de l’anus (en bas du ventre). Une manière plus subtile lorsqu’on ne peut pas voir le ventre du lamantin et que l’on a l’œil aiguisé d’un expert, consiste à comparer la taille des nageoires par rapport au corps de l’individu ; celles du mâle sont plus grandes que celles des femelles, proportionnellement à leur corps.


  • Les lamantins communiquent-ils entre eux par des sons ?


Oui, les lamantins émettent des petits couinements, piaulements et grognements. Ces différents sons ont pu être interprétés par les spécialistes qui ont déterminé leurs diverses fonctions : ils permettent d’alerter les autres lamantins,d’exprimer la peur, la colère ou l’énervement, permettre au veau d’appeler sa mère ou de réclamer une
tétée, ou réciproquement à la mère d’appeler son veau. D’autres sons sous l’eau permettent aux lamantins de savoir qu’un autre lamantin est à proximité, appelés sons mécaniques : le son produit par un lamantin qui respire à la surface, le bruit de l’eau lors d’un mouvement soudain, le bruit du lamantin lorsqu’il se nourrit de plantes, et les flatulences.

KAI ET JUNIOR
A l’aide d’un hydrophone, nous avons pu enregistrer et analyser les vocalises de Kai et Junior : il s’agissait de sons de positionnement et d’échanges communs entre eux. Ainsi, nous avons pu déterminer qu’ils étaient plutôt à l’aise dans leur nouvel environnement (rien qui témoignait d’un stress particulier lorsque les soigneurs entrent dans le bassin par exemple...).



  • L’alimentation de Kai et Junior est elle adaptée ?

A l’arrivée de Kai et Junior, les soigneurs du centre de Blachon ont conservé le régime alimentaire proposé aux lamantins par le zoo de Singapour, soit de la laitue ou encore du chou (produits en Guadeloupe exclusivement). Cependant l’objectif est d’ habituer progressivement les animaux du centre d’élevage à la végétation sauvage et présente dans le milieu naturel du Grand Cul-de-Sac Marin (Herbiers ou encore feuilles de palétuviers). Les premiers essais avec les herbiers sont prometteurs mais leur récolte restera lourde à gérer.



  • Que boivent les lamantins ?

Bien que l’on trouve les lamantins d’Amérique dans des eaux salées, saumâtres et douces, ils ne boivent pas d’eau salée (contrairement aux autres mammifères marins qui peuvent évacuer le sel ingéré), et doivent par conséquent régulièrement boire de l’eau douce. Les recherches faites sur ce sujet suggèrent que les lamantins vivant dans des eaux salées peuvent vivre sans boire de l’eau douce pendant de longues périodes, mais finiront toujours par devoir trouver un lieu où boire de l’eau douce. En moyenne, ils se doivent de revenir dans des zones d’eau douce toutes les une à deux semaines pour boire. Ils peuvent se procurer de l’eau à la fois en mangeant des végétaux aquatiques (gorgées d’eau) ou en buvant l’eau douce là où ils la trouvent (dans les estuaires des rivières).



  • Comment dorment les lamantins ?

Les lamantins ne dorment pas comme les humains : nous dormons sur de longues périodes (la nuit généralement), tandis que les lamantins se reposent toute la journée et la nuit sur de courtes périodes. Ils se reposent généralement sur le fond ou juste en dessous de la surface de l’eau, venant respirer à la surface en moyenne toutes
les 10 à 15 minutes. En fait, le temps d’apnée dépend de l’énergie dépensée par le lamantin ; ainsi en dormant, le lamantin dépense peu d’énergie, et certains lamantins peuvent rester jusqu’à 20 minutes sous l’eau lorsqu’ils se reposent ! Au total, 5 à 7 heures par jours sont passées à dormir. Les scientifiques pensent que les lamantins
peuvent parfois remonter à la surface pour respirer sans se réveiller complètement. Un somnambulisme du lamantin en quelque sorte !



  • Combien y a t-il de lamantins dans le monde ?


Les populations de lamantin sont très mal connues, et les estimations manquent cruellement de données fiables (les lamantins se trouvant souvent sous l’eau ou dans des eaux turbides). On estime qu’il reste environ 2600 à 5600 Lamantins des Antilles au total, dans les Grandes Antilles et sur la côte continentale du Mexique au Brésil.



  • Comment les lamantins ont-ils disparu ?

Les lamantins ont disparu de la Guadeloupe en raison de la chasse pour leur chair, leur graisse, ou encore leurs os. En effet, en 1667, le père jésuite Jean-Baptiste du Tertre décrivait l’animal et la chasse qui en était faite, qui selon lui, ne mènerait jamais à l’extinction de l’espèce tant les lamantins étaient nombreux en Guadeloupe. Malheureusement, l’histoire lui donnera tort et le dernier lamantin de Guadeloupe a été tué en 1912 sur le canal des Rotours.



  • Comment et quand se déroule l’accouplement des lamantins ?

Les lamantins ne forment pas de couples. Un groupe de mâles se forme progressivement lorsqu’une femelle est en chaleur (un regroupement de 17 mâles a déjà été observé !), et se tient à ses côtés durant quelques heures, quelques jours voire quelques semaines. Durant cette période, certains mâles du groupe vont essayer de s’accoupler avec la femelle (et parfois réussir). Ce comportement et son fonctionnement ne sont pas encore très bien compris par les scientifiques. Il ne semble pas y avoir de saisonnalité marquée des accouplements.



  • A quel âge les femelles lamantin atteignent-elles la maturité sexuelle ? Combien de veaux peut-il y avoir dans une portée ?

Généralement, les femelles lamantin atteignent la maturité entre 4 et 7 ans. Elles portent un seul petit à la fois et mettent bas suite à une gestation de 13 mois. A la naissance le petit fait environ 30 kilos pour 120 à 140 cm de long. L’intervalle entre 2 naissances est de 3 à 5 ans. L’allaitement du veau peut durer de 1 à 2 ans. En milieu naturel, ce long sevrage permet à la mère de montrer au jeune où se situent les sites d’alimentation et d’accès à l’eau douce et plus globalement l’apprentissage de son environnement.


  • Les animaux du centre d’élevage de Blachon s’accoupleront-ils forcément ?


La reproduction en captivité est très bien connue et se fait généralement de façon naturelle. A titre d’exemple, la quinzaine d’individus du Zoo de Singapour provient d’un seul couple qui s’est très bien reproduit en captivité, sans mortalité ni adulte ni juvénile. Par ailleurs, le bassin de Blachon est divisé en plusieurs parties. Il sera donc possible pour les soigneurs de séparer ou de rapprocher les individus afin de « contrôler » les accouplements (ce en fonction de l’état de santé de chacun, de la diversité génétique et éventuellement selon les affections respectives des animaux).



  • Comment les petits seront-ils préparés à la vie sauvage ?


Seuls les animaux relâchables, donc peu imprégnés par l’Homme, seront introduits en milieu naturel. Avant cette étape cruciale, les veaux et leurs mères seront placés dans un parc de pré-lâché situé en milieu naturel, probablement sur la Grande-rivière à Goyaves, où ils auront accès à l’eau douce. Durant cette période d’adaptation, les contacts avec les Hommes seront limités, les petits pourront donc mémoriser l’accès à l’eau douce et ensuite dévaler vers la mer pour aller s’alimenter sur les herbiers.



  • Kai et Junior seront-ils relâchés dans le Grand Cul-de-Sac Marin ?


Kai est né en captivité et a été élevé au contact de l’homme, comme l’avait été Junior également. Ils avaient tous les deux été trop imprégnés par l’humain pour avoir des chances de survie dans le milieu naturel. Il y a donc très peu de chances que Kai soit relâché un jour dans le Grand Cul-de-Sac Marin. En revanche, ils participera au programme de reproduction lorsque des femelles le rejoindront. Leur progéniture, elle, sera relâchée dans le GCSM.



  • La présence du lamantin changera-t-elle le quotidien des utilisateurs de la mer ?


Dire non serait mentir… Les utilisateurs de la mer devront évidemment faire davantage attention lors de la navigation et respecter la limitation de vitesse à 5 nœuds d’ors et déjà en vigueur dans le Grand Cul-de-Sac Marin dans la bande des 300 m à la côte et autour des îlets. La collisions avec les bateaux est un risque qui a été évalué faible mais qu’il faut accepter. Il est sur que les zones d’herbier de faible profondeur seront les zones les plus fréquentées. Les difficultés de navigation dans le GCSM dues à ces hauts fonds non balisés amènent les bateaux à utiliser des chenaux plus profonds. Chaque animal relâché dans le Grand Cul-de-Sac Marin sera équipé d’une balise qui permettra aux agents du Parc de les suivre et d’intervenir en cas de présence dans une zone fréquentée. Le parc proposera aux marins pêcheurs volontaires de participer à ces missions de suivi et d’information. Réussir cette
implantation ne passera pas par plus de réglementation mais par un comportement responsable dans sa navigation. C’est le comportement des animaux, difficile à prédire, qui guidera la gestion des usages mais indispensablement dans un dialogue et une confiance réciproque.


  • Les lamantins peuvent-ils entendre et esquiver les bateaux ?


Oui les animaux sauvages (il faudra vérifier que ce comportement s’applique aux spécimens relâchés) sont capables d’éviter la trajectoire d’un bateau à moteur ou de sonder si la profondeur est suffisante. Le risque s’accroît avec la vitesse et surtout avec la fréquence simultanée de bateaux qui brouille certainement ses perceptions auditives. L’accident n’est pas mortel à tous les coups heureusement et les secours seront organisés.



  • Quelle est la différence entre le centre d’élevage et un zoo ?

Contrairement à un zoo, la vie des lamantins au centre se rapproche de la vie en milieu naturel : le bassin d’élevage de Blachon est semi-ouvert sur le Grand Cul-de-Sac Marin (les échanges avec le milieu sont donc très importants).
Le régime alimentaire se composera notamment de phanérogames marines, les animaux ne sont pas exhibés, et les contacts avec l’Homme sont limités. Il faut rappeler que le centre n’est pas ouvert au public à l’exception de quelques journées limitées dans l’année. Pour palier à cette difficulté et répondre à la curiosité légitime des guadeloupéens, un équipement léger est en préparation à proximité du centre qui permettra d’accueillir et informer le public.


  • Kai et Junior sont-ils à l’aise dans le bassin d’élevage de Blachon ?

Le bassin du centre d’élevage de Blachon fait près de 1200 m³ et va jusqu’à 3 mètres de profondeur environ. Le choix d’aménagement et les équipements réalisés ont été validés par le groupe d’experts qui accompagne le projet depuis 2011. Au regard de ce qui se fait dans les zoos, l’installation est très confortable pour accueillir jusqu’à 10
animaux simultanément.



  • Pourquoi avoir été les chercher jusqu’à Singapour ?


D’abord parce qu’il s’agit bien de la même espèce qui existait en Guadeloupe : le lamantin des Antilles (Trichechus manatus manatus). Les animaux fondateurs originaires du Guyana avaient été offerts il y a 20 ans par le zoo de Nuremberg en Allemagne. Le lamantin se maintient beaucoup plus facilement en captivité que son cousin le Dugong, naturellement présent dans cette région. Devant les difficultés à obtenir des animaux dans notre région, le Parc a saisi cette opportunité grâce à l’intervention du Zoo de Beauval, premier zoo français à détenir des lamantins en captivité.


  • Pourquoi avoir commencé par 2 mâles ?

Le Zoo de Singapour avait déjà promis deux femelles à un zoo en Pologne. Les 14 individus actuels descendent tous des même parents avec les problèmes de consanguinité facile à deviner : Kai et Junior étaient oncle et neveu. Kai ayant 6 ans, est par contre en âge de se reproduire, dès qu’une femelle d’une autre provenance rejoindra le programme.



  • Ce projet n’est-il pas réalisé au détriment d’autres projets ?

Non. Les agents travaillant sur le projet ont été recrutés spécialement pour le projet lamantin, avec les financements mentionnés plus haut qui lui incombent directement. Les moyens (financiers, techniques, et humains) investis dans les autre missions restent inchangés. La forte médiatisation de l’opération lamantin a malheureusement tendance à éclipser les efforts consacrés a de nombreux sujets relevant autant de la connaissance, de mesures de gestion que de sensibilisation menés par le Parc national.



N’hésitez pas à nous contacter via le formulaire de contact ;
les pages facebook Parc National de la Guadeloupe et Life Sirenia,
si vous aimeriez recevoir nos réponses à d’éventuelles questions supplémentaires !

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Questions-Réponses sur le projet de Réintroduction du Lamantin en Guadeloupe - 26/09/16